Superficialisme n.m. : Néologisme développé par Antoine Capet pour exprimer l’ambivalence inhérente au tatouage des éphémères dynamiques de groupe (modes...) et du caractère superficiel de la peau. Il désigne un courant néo-loubard formalisé par deux hérésiarques en la matière qui s’inspirent des débuts du tatouage occidental, et des réalisations «home-made» de prisonniers sud-africains et de petits cons white-trash américains.
Terme utilisé pour désigner une démarche à la fois spontanée, intime mais collective, anti-mercantile, et autodidacte. Un rite initiatique récusant tout caractère anodin. Un processus d’identification. Une réaction face au culte de l’artiste-tatoueur, à la médicalisation et au compagnonnage prévalant dans le milieu du tatouage actuel. Un terme définissant un programme se basant sur le « n’importe où, n’importe quoi, n’importe quand ». Un rejeton du DIY s’autoproclamant mouvement idéologique et artistique.
Karin Kraus